De 1470 à 1789
De 1271 à 1453
De 1470 à 1789
La Révolution
De 1802 à 1953
Documents
Culte de St Julien
De Bellecombe
 
Le 1er décembre 1470, Foulques de Lesergues, né vers 1440, Co-Seigneur de Cuzorn, épouse Fine de Guiscard née vers 1450.

Le 28 novembre 1500, Haliénor de Lesergues, née vers 1480, fille de feu Foulques de Lesergues, co-seigneur de Cuzorn, épousa Jacques de Fumel, dit “de Séquenville”, baron de Fumel, seigneur de Caubiac, la Caussade, Crozefon et autres places, gentilhomme de la chambre du roi, chevalier de ses ordres, et capitaine de cent hommes d’armes.
Stipulant au profit de la noble damoiselle, le baron Bertrand de Luzech, époux d’Armande de Lesergues, dame de Cuzorn, lui donna pour sa dot 2000 livres tournois, dont 1500 payables le jour du mariage.

En 1504, le baron Bertrand de Luzech fait figurer dans l’inventaire de ses biens, des moulins et des ferrières (des mines de fer) à Cuzorn.

Étienne de Gontaud de Saint-Geniès, baron de Cuzorn, vicomte de Saint-Julien, fut abbé de Cadouin en 1570. Puis, il devint abbé de La Sauve-Majeure le 26 janvier 1575, à la suite de Hélie de Gontaut, son oncle. Ensuite, il abjura la foi catholique et devint protestant. Il épousa avant 1578, sa cousine Philippine d’Aydie, fille de François, vicomte d’Aydie. En 1596, il reçut une reconnaissance de droits féodaux de quatre tenanciers de Cuzorn (féod. Personnes qui tenaient des terres dépendant d'un fief).

Jehan de Gontaud de Saint-Geniès, baron de Cuzorn et de Lussat, vicomte de Saint-Julien, seigneur de La Mongie, passa contrat de mariage en 1603, avec Jeanne de Peyrebussière de Chasteauneuf, qui était fille de Charles de Peyrebussière, vicomte de Comborn, baron de Chasteauneuf, capitaine de 50 hommes d’armes, des Ordonnances du Roy, maréchal de camp de ses armées, gouverneur et lieutenant-général pour sa majesté au Haut et Bas pays de Limousin...et de dame Philiberte de Gontaud-Biron.
Le futur époux s’engagea alors à faire rebâtir sur la terre de Cuzorn un château et de le meubler pour l’usage de sa future épouse.

En 1614, Jehan de Gontaud de Saint-Geniès, baron de Cuzorn, plaida contre François Balthazard de La Poujade ; en 1616, contre Jean de Saint-Astier, seigneur de Sauveterre. En 1620, Antoinette de Saint-Astier, dame de Sauveterre, intenta un procès en retrait lignager à Jehan de Gontaud de Saint-Geniès.

Le 11 octobre 1636, Jeanne de Peyrebussière de Chasteauneuf, dame de Cuzorn, et Pierre de Saint-Geniès, Sieur de Lauzerte, firent une promesse de don de six mille livres ou jouissance d'un moulin à blé, appartenances et dépendances, appelé “Moulin Batan de Cuzorn”, lors du mariage de Jacques de Saint-Geniès, escuyer, Sieur de La Pronquière, habitant le château de Cuzorn, et de Margueritte Germa, fille de feu Izac Germa, bourgeois de Fumel ; ce mariage sera solemnisé en la face de l'Eglise Réformée. (voir Documents : Extrait de contrat de mariage de 1636)

Le 14 janvier 1644, Jeanne de Peyrebussière de Chasteauneuf, veuve de Jehan de Gontaud de Saint-Geniès, échangea la terre et seigneurie et marquisat de Chasteauneuf dans le Haut Limousin et la terre et seigneurie de Comborn en Bas Limousin provenant toutes les deux des successions de son frère et de son père, contre la terre et seigneurie et baronnie de Gavaudun en Agenais.

En 1663, Françoise de Pierrebussière, nièce de Jeanne, est désignée comme dame de Cuzorn. C’est donc elle qui a hérité de la seigneurie de Cuzorn de sa tante. Jeanne de Peyrebussière de Chasteauneuf décèdera en 1673, sans descendants directs.

Le 23 juillet 1673, la fille de feu Henri, marquis de Chambret et de Françoise de Pierrebussière, Anne de Pierrebussière, dame de Cuzorn, Sussac et Chateauzan, conclut un contrat de mariage avec Charles de Moureaux, seigneur de Regniac et Gransaignes. Elle apporta en dot la seigneurie de Cuzorn.

Les habitants de Cuzorn furent pendant le XVIIe siècle des gens pauvres et certains misérables. Ils payaient leurs dettes avec des sacs de charbon de bois et même avec des promesses de livrer un nombre de sacs à leurs créanciers, qui eux-mêmes cédaient ces obligés à d’autres créanciers ; les sacs de charbon de bois étaient monnaie courante dans la région.

Dans les dernières années du XVIIe siècle, la terre de Cuzorn avait changé de mains. Elle appartenait à Blaise d’Aydie, chevalier, marquis de Bernardière, comte de Benouze et baron de Cuzorn. Le 6 novembre 1680, a été fait un acte à Jean Delrieu, Jean Combes, Jean Matavue, Antoine Terrein jeune, Louis Escande ferron, Aimard Ardhailou jurat, Pierre Escande chirurgien, et autres jurats et taillables de la paroisse de Cuzorn, par lequel ils consentent que “d’extraction soit faite de deux cent cestérées de preys pour estre noble en faveur du Seigneur de Cuzorn”.

En février 1710, le comte Blaise d’Aydie fit rédiger son testament et mourut quelques mois plus tard. Son héritier universel est Charles Antoine d’Aydie, marquis de Ribérac, qui devint alors baron de Cuzorn.

Au cours des dix années qui suivirent, la seigneurie de Cuzorn changea à nouveau de propriétaire. Elle est achetée par Jacques Escourre, seigneur baron de Cuzorn.

Son fils, Pierre d’Escourre, escuyer, Conseiller du Roi, seigneur baron de Cuzorn, lui succède. Il demeure à Paris, cour de l’Arsenal, paroisse Saint-Paul. Le 16 janvier 1759, il épouse à Paris Marie Dahon, fille d’Alexandre Dahon, officier du roi. Il décède en juin 1767 en laissant de nombreuses dettes. Les créanciers s’unissent autour de Louis Petit de la Nauze, banquier à Paris, pour récupérer leur argent. Dans ce contrat d’union, il y avait Pierre Beaujon négociant à Bordeaux, Alexandre Dahon beau-père de feu Pierre d'Escourre, Anne de Chaumont-Guitry comtesse d’Amblimont, madame la marquise de Crussol, monsieur le marquis de Rochechouart-Surgères, la demoiselle d’Ussé, et aussi des menuisiers, tailleurs, marchands de draps, merciers, bijoutiers, bouchers, boulangers, épiciers, etc. Une assemblée des créanciers du 9 septembre 1768 décide de la vente des biens que Pierre d'Escourre possédait en agenais, notamment la terre et baronnie de Cuzorn.

Le 22 février 1774, la baronnie de Cuzorn est acquise par Louis Berdole de Saint-Vincent. C’est son procureur, Antoine Le Bel, écuyer, demeurant à Paris, qui a comparu devant les conseillers du roy, notaires au Châtelet de Paris, “lequel sieur Le Bel, a, par ces présentes, déposé en écus d’argent et monnaye ayant cours, comptés et réellement délivrés à la vue des notaires...”

Par un testament du 8 juillet 1779, Louis Berdole de Saint-Vincent, baron de Cuzorn, fit de son deuxième fils, Jean-Marie Berdole de Lalande, son héritier général. Comme il n’habitait pas à Cuzorn, mais en son hôtel à Toulouse, c’est le sieur Lamarque, son fermier, qui habitait le château.

En 1784, Jean-Marie Berdole de Lalande, baron de Cuzorn, vendit à Jean Blot, du Vignal, “une maison, chay, bassecour, grange et autres édifices, vigne, jardin et terre, un chemin de service passant dans ladite pièce, le tout situé audit village du Vignal...”

En 1788, Jean de Frontin, Sieur de La Pronquière, se rendit au château de Cuzorn comme procureur de son beau-frère, Guillaume Léonard de Bellecombe, qui est qualifié, dans l'acte passé, de haut et puissant seigneur et baron de Cuzorn. C'est le nouveau propriétaire. Il renouvelle alors le bail au sieur Pierre Lamarque. Le bail porte l'affermage de l'entière terre, soit en rentes directes et foncières et leurs suites, de quelque nature qu'elles soient, tels que droits de lods et ventes et décharges. La baronnie se composait de quatre corps de domaines, deux moulins à eau banaux (dont les gens étaient tenus d'utiliser en payant une redevance au seigneur), une forge à marteau, un foulon (pour le foulage des étoffes de laine ou de cuir), un four et un pressoir banaux, des cheptels, bestiaux, charrettes, etc., et de trois métairies. Le sieur Lamarque est chargé des meubles du château et doit tout rendre au seigneur de Bellecombe tel qu'il l'a pris, après avoir partagé les profits. Monsieur de Bellecombe se réserve un appartement pour y loger lui ou ceux qu'il enverra. Le fermier est tenu de les nourrir. Il fait aussi les réparations locatives et doit informer le propriétaire des empiétements qui peuvent survenir sur le domaine. Le sieur Lamarque, acceptant ce bail, a pour garants de sa solvabilité Bertrand Austruy, marchand.

Guillaume Léonard de Bellecombe, Maréchal des Camps et Armées du Roy, Grand Croix de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, Commandant Général des Établissements français dans l’Inde, Gouverneur Général des Îles Françaises d’Amérique Sous le Vent, baron de Cuzorn, seigneur de Tayrac et Font Neuve, était le fils de Pierre Léonard de Bellecombe et de Anne de Marabal. Il naquit à Bellecombe, près de Perville, en Agenais, le 20 février 1728. A 19 ans, il fut volontaire au Régiment de Royal Roussillon ; en 1757, au Canada, il eut le grade d’aide-major ; En 1766, il fut nommé commandant de l’isle Bourbon (l’île de la Réunion). Pendant son séjour dans l’océan indien, il est élevé au grade de brigadier. Son travail d’administrateur le conduisit à visiter l’île, et lors d’une expédition au volcan il immortalisera son nom au lieu appelé aujourd’hui le “Pas de Bellecombe” ; en 1778, il se distingua lors du siège de Pondichéry et fut nommé plus tard Maréchal des Camps et Armées du Roy. En 1776, il épousa, à Paris, Angélique Catherine de Galaup de Marès, née à Villeneuve-sur-Lot le 12 novembre 1748. Se voyant sans héritiers après plusieurs années de mariage, il s'occupa de l'avenir des fils de sa sœur Marie-Louise, épouse de Jean de Frontin. En 1780, il fit entrer l’aîné Pierre-Guillaume dans le régiment de Pondichéry comme sous-lieutenant. En 1785, Guillaume de Bellecombe a terminé sa carrière militaire. Rentré de Saint-Domingue, il employa ses dernières années à l'administration des propriétés qu'il avait acheté. Cependant, sa femme et lui demeuraient à Montauban, rue du Vieux-Collège, où son infirmité l'y retenait. (voir Documents : Libéralité signée "Bellecombe" de 1789)

cuzorn
21/03/02