De 1271 à 1453
De 1271 à 1453
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La Révolution
De 1802 à 1953
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Culte de St Julien
De Bellecombe
 

La commune de Cuzorn est traversée par la Lémance, affluent du Lot aux eaux froides et rapides, qui s’est taillée un lit dans les falaises calcaires. C’est au sommet de ces falaises que sont les restes du château de Cuzorn qui dominent le village. Une légende dit que la tour de Cuzorn faisait partie des commanderies des Templiers.

Le 12 novembre 1271, Guillaume de Cohardon prend possession de l’Agenais au nom du roi de France, Philippe III le Hardi, et les représentants de Cuzorn, Blanquefort et Las Treilles lui prêtèrent serment de fidélité.

A partir de 1337, la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre vieille de plus de deux siècles, se manifesta par des batailles entrecoupées de longues trêves : c'est la guerre de Cent Ans. En 1360, Édouard III et Charles V signent le traité de Brétigny. Le roi d'Angleterre reçut le Poitou, le Limousin, le Périgord, le Quercy et le Rouergue. Mais le conflit reprit neuf ans plus tard.

Le 4 Août 1363, Aymeric de Cuzorn, co-seigneur de Gontaud, rendit hommage au Prince de galles, à Bergerac.

En 1374, le duc d’Anjou, lieutenant de France, assiégeait Penne pour la troisième fois. Il s’empara de cette place par la force, aidé par certains nobles de l’Agenais et par Hugues Renot, capitaine de Cuzorn.

Pierre Raffin, sieur de Perricard, né vers 1390, épousa en 1420 Catherine de Cuzorn, fille de Pierre de Cuzorn, née vers 1400.

En 1412, Bérard de La Tour, seigneur de Cuzorn, né vers 1385, acheta les droits de Johan et Bernard d’Hébrart, bourgeois, marchands de Villeneuve, sur un moulin et paissière de la Grimardie, ainsi que toutes les rentes qu’ils avaient à Monsempron, Fumel et Monségur.

Bérard de La Tour, seigneur de Cuzorn, épousa en 1430 Anne de La Tour, dame de Reyniès et Co-dame de Puycalvary. Un héritier Jacques, futur seigneur de Puycalvary, nacquit vers 1435.

En 1440, la garnison anglaise de Fumel commandée par un capitaine nommé Sumorre, et celle du château de Cuzorn, devenue anglaise, firent de fréquents pillages dans le Quercy. Craignant quelque surprise, les consuls de Cahors tenaient continuellement les troupes sur pied ; ils faisaient sonner la retraite, à l’entrée de la nuit, avec une grosse cloche qu’on appelait chasse-ribaud, et il n’y avait que la garde de la ville qui marchât la nuit pour le bon ordre et pour la sûreté des habitants. Les consuls de Cahors proposèrent au capitaine de Cuzorn de conclure une "Sufferte" (une rançon pour acheter la paix). Mais ce dernier trouvait plus d’avantage dans la guerre, car ayant sous son commandement une garnison nombreuse, il ne se mettait jamais en campagne sans rapporter beaucoup de butin.

La peste faisait rage dans l’Agenais et le Périgord. Elle sévissait avec une telle intensité à Sarlat qu’elle affecta même la garnison de cette ville. “La peste, qui avoit esté grandement eschaufée en tout le pays pendant l’automne de l’an 1440, continue tout le printemps de l’année 1441 et rends Sarlat si désolée que les Consulz se trouvent en peine de garder la ville, et, en ceste occasion, acheptent la soufferte des garnisons anglaises de Cuzorn, Belvès, Monferran, Berbières, Castelnau et Siourac…”.

Pendant que le roi Charles VII était à Toulouse, le vicomte de Lomagne écrivit le 26 Juillet 1442 aux Sénéchaux du Languedoc, Quercy, Rouergue et Agenais, et leur ordonna de ne point laisser passer les gens d’armes qui désertaient son armée et qui, entrés dans ces sénéchaussées, y commettaient mille désordres. Le Sénéchal du Quercy proposa aux États du Quercy, assemblés à Cahors au commencement d’août, de faire le siège de Cuzorn. Tous les membres de cette assemblée approuvèrent le projet, dont la prompte exécution était d’autant plus importante, que la garnison de ce château avait violé le traité fait avec la ville de Cahors, et qu’il était à craindre qu’elle ne favorisât la rentrée des Anglais dans ce pays qui venait à peine d’en être délivré. On fit donc les préparatifs nécessaires. On demanda au Rouergue du secours et on alla chercher à Toulouse l’artillerie et la poudre nécessaire. Toutes les troupes qui devaient être employées à cette expédition arrivèrent à Cahors avant la fin août, ainsi que les voitures demandées à Puy-Larroque, à Lalbenque et à Beauregard, pour le transport des machines de guerre.

Le 22 août 1442, on essaya ces machines et on se mit en marche au commencement de septembre. Les principaux chefs de l’armée étaient le Sénéchal de Quercy, le seigneur de Pontieure et le vicomte de Turenne. En passant à Fumel, ils firent ruiner les fortifications de cette localité qui avait servi pendant longtemps de retraite aux Anglais. Ils assiégèrent en forme le château de Cuzorn, qui, après s’être défendu jusqu’à fin septembre, se rendit enfin, et fut ruiné de fond en comble. Cette expédition fut faite aux frais de la province du Quercy, avec les milices du pays, quelques troupes auxiliaires du Rouergue et quelques compagnies du Sénéchal et du vicomte de Turenne. La ville de Cahors contribua à ce siège pour une forte part. Elle avait vingt arbalétriers à sa solde et elle fournit, en outre, les machines de guerre et une grande partie des vivres qu’elle envoya pendant dix-sept jours par Cavagné, un de ses principaux bourgeois.

Le 17 juillet 1453, la victoire des armées du roi Charles VII sur les Anglais à Castillon mit fin à la guerre de Cent Ans.

cuzorn
21/03/02